Former pour transformer : quand l’investissement dans l’humain devient un acte politique ( Par Aboubacar Daffé )

Dans un pays où l’avenir se joue sur la qualification de sa jeunesse, certaines décisions marquent une rupture historique. La distribution de plus de 1 200 Kits Individuels d’Apprentissage aux apprenants de première année de l’enseignement technique et professionnel, au titre de l’année académique 2024-2025, en est une. Portée par l’ex-Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, Mme Aminata KABA, cette initiative prévoit déjà une montée en puissance avec plus de 8 000 kits projetés pour 2025-2026.

 

Il s’agit là d’une initiative présidentielle, soutenue par le Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA, qui traduit une vision : faire de la formation technique et professionnelle un levier de développement, d’employabilité et de souveraineté économique. Inscrite dans le programme Simandou 2040, notamment à travers la Simandou Academy, cette action dépasse la simple dotation matérielle. Elle pose les bases d’un nouveau contrat entre l’État et la jeunesse laborieuse.

 

Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, les apprenants de l’enseignement technique et professionnel public bénéficient d’un accompagnement aussi structuré, aussi concret et aussi équitable.

 

En mettant l’outil de travail directement entre les mains de l’apprenant, Mme Aminata KABA fait le choix de l’efficacité, de l’autonomie et de la responsabilisation. Elle transforme l’école technique en un véritable espace de production de compétences, en phase avec les besoins réels de l’économie nationale.

 

Les kits individuels ont concerné des filières essentielles au développement du pays, notamment :

plomberie, maçonnerie, chaudronnerie, menuiserie bois et aluminium, électricité, froid et climatisation, mécanique, exploitation agricole, pépinière et maraîchage, eaux et forêts, soins de santé communautaire, écoles nationales de la santé, infrastructures ferroviaires, navigation pêche, construction navale, mécanique marine.

 

À cela s’ajoutent des kits collectifs destinés aux filières de services et d’hospitalité, telles que :

pâtisserie, bar-restaurant et hébergement.

 

Ce choix n’est pas anodin. Il reflète une orientation stratégique vers les métiers porteurs, les secteurs productifs et les chaînes de valeur capables de soutenir la croissance, l’industrialisation et l’insertion professionnelle durable des jeunes.

 

Une vision assumée, un cap maintenu

 

À travers cette politique, le leadership actuel des autorités démontre que le développement ne se proclame pas : il se construit, outil après outil, compétence après compétence. Investir dans l’apprenant, c’est investir dans la stabilité sociale, la création d’emplois et la transformation structurelle de la Guinée.

 

Oui, former est un acte politique. Et lorsque cette formation est inclusive, ambitieuse et alignée sur une vision nationale comme Simandou 2040, elle devient un acte de foi en l’avenir du pays et dans le potentiel de sa jeunesse. La ministre Aminata KABA l’a compris : elle a fait des réformes structurelles son cheval de bataille. Elle a choisi le courage des réformes plutôt que le populisme, et des actions concrètes et durables plutôt que des actes illusoires et éphémères.

 

Par Aboubacar Daffé